La
dictature, c'est "ferme ta gueule";
la démocratie, c'est
"cause toujours".
Jean-Louis
Barrault
POLITIQUEMENT
VACHE
En ces périodes électorales, comment s'y retrouver dans les discours des uns
et des autres ? Voici donc clairement présenté, un tour d'horizon
des différents
systèmes.
Vous avez deux vaches... :
SOCIALISME :
des voisins vous aident à vous en occuper, et vous vous
partagez le lait.
COMMUNISME RUSSE : vous
devez vous occuper de vos vaches, mais le gouvernement prend tout le lait.
FASCISME : le
gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.
NAZISME : le
gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.
DICTATURE :
les miliciens les confisquent et vous fusillent.
FEODALISME : le seigneur s'arroge la moitié
du lait.
DEMOCRATIE :
une votation décide à qui appartient le lait.
DEMOCRATIE
REPRESENTATIVE : une élection désigne celui qui décidera à qui
appartient le lait.
DEMOCRATIE DE
SINGAPOURE : vous écopez d'une amende pour détention de
bétail en appartement.
DEMOCRATIE
AMERICAINE : le
gouvernement promet de vous donner deux vaches si vous votez pour lui.
Après les élections, le Président fait l'objet d'une procédure
d'impeachment pour avoir spéculé sur les obligations bovines. La presse
rebaptise le scandale "Cowgate".
ANARCHIE :
vous les laissez se traire en autogestion.
BUREAUCRATIE :
le gouvernement publie les règles d'hygiène qui vous
invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la
quantité de lait que
vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette.
Enfin il vous fait
remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante....
FEMINISME
: vous
avez deux vaches. Elles se marient et adoptent un veau.
CAPITALISME DE HONG KONG
:
vous avez deux vaches : vous en vendez trois à votre
société cotée en Bourse, en utilisant des lettres de créance ouvertes par
votre beau-frère auprès de la Banque. Puis, vous faites un échange de
dettes contre participations, assorti d'une offre publique, et vous
récupérez quatre vaches, tout en bénéficiant d'un abattement fiscal pour
l'entretien de cinq. Les droits sur le lait de six vaches sont transférés
par un intermédiaire panaméen sur le compte d'une société "Les Caïman",
détenue clandestinement par l'actionnaire majoritaire, qui revend à votre
société cotée les droits sur le lait de sept vaches. Au rapport de la
société figurent huit ruminants, avec option pour l'achat d'une bête
supplémentaire.
CAPITALISME SAUVAGE : ... vous
équarrissez l'une, vous forcez l'autre à produire autant que quatre, et
vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'avoir laissé la
vache mourir.
SURREALISME : ... vous
avez deux girafes. le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons
d'harmonica.
ECOLOGIE : ... vous
gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.
Certains extraits
sont parus dans Micro
Hebdo
LE POIDS DES MAUX
Un sondage a été mené à l'échelle mondiale par l'ONU (vous
savez ? cette
organisation dont on parle beaucoup mais dont personne n'applique les
recommandations...)
La question était :
''Veuillez, s'il vous plaît, donner honnêtement votre opinion sur
d'éventuelles solutions à la pénurie de nourriture dans le reste du
monde".
Le sondage fut un échec :
En Afrique, personne ne comprit ce que signifiait "nourriture";
En Europe de l'Est, personne ne comprit ce que signifiait "honnêtement";
En Europe de l'Ouest, personne ne comprit ce que signifiait "pénurie";
En Chine, personne ne comprit ce que signifiait "opinion";
Au Moyen-Orient, personne ne comprit ce que signifiait "solution";
En Amérique du Sud, personne ne comprit ce que signifiait "s'il vous
plaît";
En Amérique du Nord, personne ne comprit ce que signifiait "le reste du
monde"...
ECONOMIE
Compte
tenu du contexte actuel, je conviens qu'il n'est pas aisé de comprendre
les mécanismes économiques qui nous conduisent vers des turbulences
financières. C'est pourquoi afin d'éclairer les esprits les moins
avertis, je vous transmets une étude infiniment plus explicite sur la
situation actuelle :
Qu'est-ce que
la Crise
des subprimes ?
Alors voilà, Mme Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de
Calais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses
fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée.
Vu qu'elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter sa fréquentation
et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva"
et du ballon de rouge.
Le
jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,
pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout,
des actifs recouvrables, et commence à faire crédit
à Mme Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.
Au
siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs
recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles
financiers que nul n'est capable de comprendre.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché
actionnaire et conduisent, au NYSE, à
la City
de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations
de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c'est
à dire, les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme
s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés
financiers de 80 pays, jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les
"poivrots" du troquet de Bertincourt n'ont pas un rond pour
payer leurs dettes.
La buvette de Mme Ginette fait faillite.
Et le monde entier l'a dans le derrière.... !